A cause des
mouvements de lacet engendrés par la machine durant la marche, la chaudière
doit aussi être fixée au cadre
de manière à empêcher les déplacements latéraux, sans quoi les coups de la
chaudière
contre le cadre disloqueraient les entretoises arrières du châssis.
A cet effet, on ajoute à la paroi arrière ou, sur les grosses chaudières, aux parois arrière et avant de la boîte à feu, sous le cadre de foyer, un patin de dilatation qui, emprisonné dans des mâchoires, permet les mouvements longitudinaux dûs à la dilatation mais, par des semelles réglables ou échangeables empêche tout mouvement latéral. Les semelles s'appuient contre des épaulements rapportés sur les entretoises du cadre.
En service, il faut s'assurer que l'usure des semelles ne dépasse pas les cotes
admissible et que le patin de dilatation tienne également fermement. Dans le
cas contraire, les semelles sont à régler ou à échanger.
Si la chaudière
a du jeu dans le patin de dilatation, les semelles sont très vite
matées, les mouvements de la chaudière s'amplifient d'autant. Les déplacement
latéraux non admissibles de la chaudière vont aussi altérer les liaisons du
cadre. Il est important de graisser régulièrement les semelles, afin de ne
pas endommager les surfaces de glissement par des contraintes exagérées.
Laurent Voisin - www.voisin.ch (repris du fabuleux travail d'Andreas Schäfer - www.dlok.de)